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    EXCEPTEUR
    OCCAECAT

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Avec le déconfinement, vous vous êtes décidé à reprendre le sport et malheureusement, une mauvaise réception ou une chute vous a causé une vive douleur au niveau de la cheville. Il y a de fortes chances pour que vous vous soyez fait une entorse de la cheville. Bien que très douloureuse, l’entorse de la cheville reste une blessure bénigne et très courante. Toutefois, son traitement ne doit pas être négligé car une entorse mal soignée peut avoir des séquelles sur la cheville.

Le traitement de la phase aiguë (jusqu’à 72h après le traumatisme) passe par l’application de froid afin de calmer la douleur et surtout mettre la cheville au repos pour éviter tout risque de traumatiser plus encore le ligament. Ce traitement peut éventuellement être complété par la suite par une contention et élévation de la cheville.

Une fois la phase aiguë du traumatisme résorbée, il peut être intéressant de faire appel à la kinésithérapie afin d’effectuer une rééducation de la cheville et éviter ainsi certaines fragilités qui pourraient subvenir.

Avant toute chose, il est important de différencier les types d’entorses de la cheville existantes et les facteurs de risques :

Les types d’entorse de la cheville

L’entorse de la cheville survient lorsqu’une personne subi un mouvement brusque de torsion de la cheville. Celui-ci est souvent la conséquence immédiate d’un faux pas, une réception lourde ou encore une chute. Il agit donc de manière négative sur les ligaments latéraux internes ou externes de votre cheville.

En fonction du degré de gravité de l’entorse de la cheville, il est possible de différencier trois types d’entorses :

  • Entorse de la cheville de type 1 (ou entorse bénigne également appelée foulure) : Dans ce premier niveau d’entorse de la cheville, il n’y a pas de déchirure de ligament. Il s’agit ici du traumatisme causé par l’étirement du ligament lors d’un choc.

Malgré le fait qu’aucun ligament ne soit coupé, On observe une inflammation appelée œdème et une douleur faible à modérée. Dans les cas bénins, il est possible de mobiliser très légèrement la cheville.

  •  Entorse de la cheville de type 2 (ou entorse moyenne) : Ici, le traumatisme est plus violent et l’élongation du ligament est plus importante ou plusieurs ligaments sont touchés. Bien qu’il n’y ai toujours pas de rupture ligamentaire, la douleur ressentie et l’inflammation dans ce type d’entorse sont plus fortes.
  • Entorse de la cheville de type 3 (ou entorse grave) : il s’agit de la forme la plus grave. Ici, le choc a provoqué une déchirure ligamentaire. La douleur est extrêmement forte et une radiographie est nécessaire pour déceler d’éventuelles autres lésions telles qu’une fracture.

Les facteurs de risque

Bien qu’une entorse survienne le plus souvent lors d’une chute ou un mauvais mouvement de la cheville, il existe des facteurs de risque pouvant faciliter l’apparition d’une entorse :

  • Le port de chaussures non adaptées : Pratiquer un sport nécessite le port de chaussures adaptées. En effet, si vous portez des chaussures trop ample, détendues ou tout simplement non prévues pour cet usage, votre cheville n’est pas maintenue de manière optimale et peut provoquer une entorse en cas de faux mouvement ;
  • Evoluer sur un terrain escarpé : Si le terrain sur lequel vous évoluez est très accidenté, le risque de chute ou de faux mouvement est plus important et peut par conséquent, augmenter le risque de se faire une entorse ;
  • Une raideur causée par le manque d’entrainement : Si votre cheville n’est pas préparée, par manque d’entrainement ou tout simplement « froide », celle-ci peut être plus facilement sujette à un traumatisme ;
  • Une fragilité héritée d’entorses antérieures : Généralement si vous aviez souvent des entorses de la cheville par le passé, il est plus facile pour vous d’en avoir encore.

Les bienfaits de la kinésithérapie sur une entorse de la cheville

Bien qu’il soit déconseillé de manipuler la cheville lors de la phase aiguë, la kinésithérapie peut intervenir une fois la phase aiguë passée afin d’effectuer une rééducation en fonction de l’étendue et la gravité de l’entorse et favoriser la consolidation de la cheville.

En effet, la plus grande peur lorsque vous avez une entorse de la cheville est d’observer une fragilité de vos ligaments qui pourront provoquer ou favoriser de nouvelles entorses par la suite. C’est pourquoi la rééducation de l’entorse de la cheville est une procédure à ne pas négliger pour retrouver une pleine tonicité de la cheville.

Toutefois, il est important de souligner que dans le cas spécifique d’une entorse de la cheville, le rôle du kinésithérapeute est de prévenir la rechute, l’aggravation du mal de l’entorse sur votre cheville et ainsi éviter séquelles et fragilités.

Le kinésithérapeute procède dans un premier temps, à une évaluation du type d’entorse dont il est question. Ensuite il s’efforcera de déterminer la méthode la plus apte à adopter et la plus douce pour faciliter la rééducation.

Cette rééducation pourra évoluer ou s’arrêter en fonction de l’évolution chronologique des indicateurs (douleur, œdème, mobilité…) et de l’atteinte ou non des objectifs établis (personnels, professionnels et/ou sportifs)

Chaque protocole de rééducation sera donc à adapter en fonction de chaque patient et du degré de gravité de l’entorse.

La procédure de rééducation de la cheville par la kinésithérapie

La méthode d’application des soins de kinésithérapie face à une entorse de la cheville est à la fois simple et délicate dans sa mise en œuvre.

Le bilan général de l’entorse de la cheville

Le kinésithérapeute commence par faire un bilan général de votre entorse de la cheville. Ce bilan lui permettra de connaitre le niveau de gravité, et la portée des dysfonctionnements corporels occasionnés par cette entorse. Pour mener à bien cette évaluation face à une entorse de la cheville la kinésithérapie utilise les éléments suivants :

  • Votre équilibre dans la posture debout : Si vous arrivez au moins à vous tenir debout ou pas du tout. Cette vérification envoie déjà des éléments clés au kinésithérapeute pour votre protocole de rééducation ;
  • L’amplitude de votre articulation : Ici il faut observer le volume de l’inflammation et voir si la personne peut effectuer de petits mouvements avec sa cheville ;
  • L’intensité de la douleur : Plus l’entorse de la cheville est grave plus la douleur est importante ;
  • Le niveau et la couleur de l’inflammation : L’amplitude et la couleur de la zone gonflée informent également sur le niveau de gravité de l’entorse ;

Tous ces éléments doivent être pris en compte en kinésithérapie pour la constitution du bilan général de votre entorse de la cheville. C’est l’interprétation de ce bilan qui déterminera la méthode à adopter lors de la rééducation proprement dite.

La rééducation par la kinésithérapie

La méthodologie de cette phase est très délicate. Elle intervient à la suite du bilan établi en amont par le praticien. La rééducation de l’entorse de la cheville par la kinésithérapie visera à :

  • Diminuer la douleur ;
  • Diminuer l’inflammation ;
  • Favoriser le rétablissement des fonctions de l’articulation ;

La kinésithérapie est donc un moyen efficace de compléter la rééducation de la cheville à la suite d’une entorse afin de retrouver une pleine mobilité de celle-ci et éviter les fragilités au niveau des ligaments pouvant provoquer de nouvelles entorses à l’avenir.

Toutefois, il est important d’éviter de pratiquer une auto-rééducation par le biais de massages pratiqués à soi-même, le protocole devant être adapté à chaque degré d’intensité d’entorse pour éviter tout risque d’aggravation par une manipulation mal effectuée. L’appel à un kinésithérapeute professionnel est donc une nécessité.